Les financements publics au profit d’Ynsect, producteur d'insectes transformés en farines liquidé en décembre, ont atteint 148 millions d’euros (M€) depuis 2012, a appris l'AFP le 29 janvier auprès du ministère de l'Économie et des finances. Parmi ces subsides, « au titre du programme d'investissements d'avenir (PIA) et France 2030, environ 8 M€ de subventions et 76 M€ en fonds propres et obligations convertibles », précise cette source. « Le projet reposait sur une technologie de rupture, avec des risques techniques, industriels et financiers élevés dès le départ », dit cette source, plaidant que « le soutien public avait une logique stratégique claire : souveraineté alimentaire, innovation industrielle et transition écologique ». Pour expliquer l'échec du projet, le ministère cite des « difficultés techniques et industrielles », l'impact du Covid-19 ou de la flambée des coûts de l'énergie après l'invasion russe de l'Ukraine. Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque publique d'investissement BPI France qui a participé au financement d’Ynsect, a estimé en décembre que la construction à Poulainville, dans la Somme, d'un important site industriel avait été une erreur. D’autres spécialistes du secteur estiment que les débouchés de la farine d'insectes ont été trop souvent surestimés.
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