Alors que se tient le Sommet de l'intelligence artificielle à Paris, les 10 et 11 février, l'association OGM Dangers s'est positionnée en défaveur de son utilisation en agriculture, arguant qu'elle présente potentiellement plus d'inconvénients que d'avantages. Contacté par Agra Presse, Olivier Leduc, conseiller scientifique de l'association, ne veut pas «nier qu'il pourra exister des IA qui auront une utilité, notamment en termes de gains de productivité agricole», mais craint que la technologie «soit détenue par des firmes privées puissantes, qu’elles soient françaises, allemandes, chinoises ou américaines, dont les agriculteurs vont devenir très dépendants, ce qui enrichira quelques-uns et appauvrira le plus grand nombre». Il s'inquiète par ailleurs des effets potentiels sur l'emploi: «les capteurs installés sur les machines agricoles et guidées par l'IA pour récolter, traiter au mieux etc. feront le travail en théorie réservés aux humains. Et l'agriculteur deviendra en réalité un simple sous-traitant». Par ailleurs, l'IA consomme beaucoup de ressources, souligne-t-il: «une requête sur ChatGPT consomme dix fois plus d'énergie qu'une simple recherche sur Google».
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