A l'issue d'une réunion le 7 novembre des ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique avec les agences de l'eau, le cabinet de Marc Fesneau a indiqué lors d'un point presse que, dans le cadre du plan Eau, «des économies importantes» en consommation d'eau à l'hectare devront être faites par l'agriculture dans certains territoires, pour permettre à d'autres territoires d'augmenter leurs surfaces irriguées. Annoncé au printemps, le plan Eau prévoit une baisse de 10% des prélèvements à 2030 (tous secteurs) et une stabilité pour l'agriculture au niveau national. Le cabinet de Sarah El Hairy a indiqué que les comités de bassins étaient actuellement en cours d'élaboration de leurs déclinaisons de cet objectif de 10%, qu'ils devraient finaliser d'ici fin 2023. Par ailleurs, les cabinets indiquent que le gouvernement «fixe un objectif de 10 millions d'euros» à l'augmentation de la redevance pour prélèvement d'eau. Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, l'exécutif va réformer l'encadrement de cette redevance, dont le produit est prélevé et le montant fixé par les agences de l'eau, pour la doter d'un plancher et rehausser ses plafonds. Il reviendra à chaque comité de bassin de profiter ou non des nouveaux plafonds, qui passent de 3,6 à 5,04 ct €/m3 en catégorie 1 et de 7,2 à 10,08 ct €/m3 en catégorie 2. Le cabinet estime que des hausses de «200 à 300%» ne seraient «ni acceptables, ni supportables».
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