Dans un rapport sur l'adaptation de l'agriculture au changement climatique paru le 24 octobre, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) prend des accents plus graves qu'à l'accoutumée. Il y livre des résultats «ni exhaustifs, ni conclusifs», mais «qui ont au moins le mérite d'être dits explicitement et d'ouvrir un débat sur des questions de fond qui nécessitent d'être mises en lumière, au risque de gêner». Parmi les sujets difficiles mis sur la table, on retrouve les usages de l'irrigation. Pour le CGAAER, le secteur agricole doit «s'inscrire dans une logique de sobriété, qui pourrait se traduire, par la force des choses, par une irrigation mieux ciblée et/ou réservée en priorité à certains usages et/ou territoires». Et de citer l'exemple suivant: «privilégier des cultures nourricières à la viticulture ou au maïs irrigué dans le Sud-Ouest». À défaut d'adaptations rapides, le CGAAER alerte: «La situation espagnole, qui pourrait préfigurer ce qui risque d'advenir en France dans la moitié sud, nous montre qu'il ne faut pas attendre qu'il soit trop tard pour remettre en question un modèle qui conduit à une impasse.»
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