Quelque 200 manifestants en colère ont pénétré le 21 février dans le siège de Lactalis à Laval, à l'appel de la Confédération paysanne, pour dénoncer les pratiques du géant de l'industrie laitière et réclamer une meilleure rémunération des éleveurs, a constaté un journaliste de l'AFP. Aidés de deux tracteurs, les manifestants sont parvenus à forcer l'entrée du site et ont investi le hall d'accueil du siège, recouvrant les locaux d'autocollants proclamant «Notre métier a un prix. Lactalis, rends l'argent caché dans les paradis fiscaux», «Lactalis, prédateur de la valeur» et «Lactalis tue», disaient des pancartes. Interrogée à cette occasion sur les annonces faites dans la matinée par le Premier ministre Gabriel Attal, la porte-parole nationale de la Conf', Laurence Marandola, a jugé que la nouvelle version de la loi Egalim, censée garantir aux agriculteurs un revenu tenant compte de leurs coûts de production, ne pouvait pas attendre cet été. «Si en deux semaines on peut défaire des questions sur les produits phytosanitaires, pourquoi on ne pourrait pas en quelques semaines se doter d'une loi qui protège les revenus des paysans?», a-t-elle lancé. Et Gabriel Attal «n'a pas garanti un prix minimum qui permette de couvrir notre rémunération et nos coûts de production», a-t-elle critiqué.
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