Les tarifs négociés avec la grande distribution par les PME et ETI laitières n’ont pas ou peu évolué par rapport à 2023, indique le président-directeur général de la Fnil, François-Xavier Huard, à Agra Presse. «Une partie du monde de la grande distribution a un problème avec l’option 3 d’Egalim», rapporte-t-il. Pour rappel, cette option de transparence prévoit que la part du tarif relevant de la matière première agricole (MPA) – et donc non négociable – soit certifiée par un commissaire aux comptes. «Les entreprises sont arrivées avec les attestations des commissaires aux comptes. Certaines ont même montré des factures et, malgré cela, la MPA a été un enjeu des négociations», affirme François-Xavier Huard. Les plus grands groupes ont encore jusqu’au 31 janvier pour signer. «Les quinze jours qui viennent sont importants», observe de son côté le président de la Coopération laitière, Pascal Le Brun. D’après un sondage réalisé par l’organisation, «le bilan n’est pas satisfaisant» pour les coopératives ayant négocié au 15 janvier. Alors qu’elles demandaient des hausses «entre 2 et 4%» et elles n’ont obtenu qu’une simple «reconduction» des tarifs de 2023, explique Pascal Le Brun à Agra Presse. «Après dix années de déflation qui ont tué l’amont, on avait l’impression d’avoir été compris, mais non.» Dans ce contexte, il craint que «le prix du lait ne soit pas au rendez-vous».
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