Évoquant la situation des éleveurs dont il avait annoncé qu'il cesserait de les collecter, dans l’est de la France et autour de la Vendée, Lactalis annonce, dans un communiqué paru le 9 janvier, qu'il fait passer le «préavis de fin de relation» de 12 à 18 mois. Le groupe souhaite ainsi «poursuivre avec sérénité le travail engagé» pour leur trouver de nouveaux clients. «Des solutions sont en cours d’être trouvées […] pour la quasi-totalité», avait indiqué le 17 décembre le directeur général de Lactalis France, Jean-Marc Bernier, devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, le groupe a confirmé, dans son communiqué, qu'il prévoit d'augmenter à nouveau en 2025 le prix du lait payé aux producteurs français, de «20 à 30 €/1000 l en moyenne», notamment en raison «des prévisions de valorisation sur les marchés internationaux». En 2024, le prix payé, tous types de lait de vache et tous débouchés, a été de 479 €/1000 l, contre 464 €/1000 l l'année précédente. En bio, Lactalis annonce avoir maintenu le prix du lait à 508 €/1000 l (contre 504 €/1000 l en 2023). De même, le prix du lait de chèvre a subi une légère hausse, à 904 €/1000 l (contre 895 €/1000 l en 2023). Quant au prix du lait de brebis, il a subi une «forte augmentation», à 1204 €/1000l.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…
Stockage de l’eau et loi d’urgence : le Sénat assouplit les règles
Malgré les mises en garde du gouvernement, les sénateurs ont confirmé plusieurs assouplissements relatifs au stockage de…