Alors que les différents collèges du Cniel ne sont pas parvenus à se mettre d’accord pour le prochain budget, la Fnil (industriels) préconise de maintenir le statu quo, c’est-à-dire « revenir au budget initial, sans modification de la CVO ni de la répartition aux ¾ pour les éleveurs et ¼ pour les industriels », selon François-Xavier Huard, PDG de la Fnil, à Agra Presse. La FNPL (éleveurs) souhaitait une hausse du budget afin de maintenir les missions du Cniel à leur niveau et un rééquilibrage des contributions des industriels au profit des éleveurs. Mais cette solution se traduisant par « une hausse d’environ 25% de la contribution des industriels », rappelle la Fnil, elle a été rejetée par ces derniers. Après la démission le 15 octobre de Pascal Le Brun, président du Cniel, l’intérim est assuré par Marc Delage, à la tête du collège distributeurs, qui doit recevoir chaque collège afin de trouver un terrain d’entente. Sa tâche est rendue complexe par les relations tendues entre la FNPL et la Fnil. Cette dernière tient à dénoncer le communiqué de la FNPL du 15 octobre, qualifié d’« outrancier » par François-Xavier Huard. Ce communiqué était titré : « Jusqu’où iront les industriels laitiers privés pour détruire la filière ? »
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