Alors que le Plan loup 2018-2023 vise un minimum de 500 loups en France pour assurer la viabilité de l’espèce, l’association Ferus estime, dans une note récemment publiée, qu’il en faut en réalité «2500 à 5000 individus» pour atteindre cet objectif. Dans le cadre de la directive européenne Habitats, la population de loups, espèce protégée, doit dépasser le «seuil de viabilité biologique à long terme», soit «un effectif minimum efficace de 500 loups», entendu comme un «nombre d'individus potentiellement reproducteurs à un instant donné». Pour disposer de ce vivier de reproducteurs, il faut «une taille de population réelle de 2500 à 5000 individus adultes ("sexuellement matures")», selon Ferus. Cette fourchette constitue «un minimum absolu» pour l’ONG, qui s’appuie sur l’expertise scientifique collective de 2017 (ONCFS, Muséum d’histoire naturelle). «L’état de conservation de l’espèce n’est pas assuré en dehors de l’unique noyau reproducteur montagnard centré sur les Alpes», estime Ferus. Et l’ONG d’accuser l’État de «faire croire (…) aux organisations agricoles» que «l'état de conservation de l'espèce est bon en France». Après 921 loups en 2022, le prochain comptage, attendu le 3 juillet, devrait s’établir à 906 individus, d’après la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA).
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