Le Plan national d’actions (PNA) 2024-2029 sur le loup et les activités d’élevage, qui sera présenté le 18 septembre, sera «plus plastique» que ses quatre moutures précédentes, ont annoncé les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique le 14 septembre. Concrètement, les mesures du plan pourront évoluer en fonction de l’état de conservation de l’espèce et de son statut juridique (niveau de protection). Par exemple, explique le secrétariat d’État à la Biodiversité, «si la dynamique de la population reste très positive et si l’espèce est dans un bon état de conservation écologique, nous n’aurons pas de tabou à faire bouger le plafond de 19% de prélèvements». Par ailleurs, à travers le PNA, l’exécutif «ouvre la porte à une éventuelle modification du statut juridique du loup», affirme le ministère de l’Agriculture. La future méthode de comptage (lire ci-dessus) sera pensée pour pouvoir comparer les populations au niveau européen, et donc servir de base à un éventuel changement de statut, comme évoqué par la présidente de la Commission européenne. Si le loup venait à devenir une espèce «protégée» (annexe V de la directive Habitats) et non plus «strictement protégée» (annexe IV), sa gestion passerait d’une logique de conservation (plafond de prélèvements de loups en situation d’attaques) à une logique de régulation (quota de prélèvement).
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