Lors d’une conférence presse à Paris le 7 avril, La Coopération Agricole (LCA) Luzerne de France a annoncé qu’un projet de recherche afin de développer de nouvelles variétés de luzerne débuterait fin 2026. Il serait géré par un consortium de semenciers, théoriquement concurrents, mais qui mettrait en commun des outils afin de le mener à bien. « Ces outils seraient notamment la sélection assistée par marqueur et le phénotypage haut débit », indique Honoré Labanca, responsable R & D de LCA Luzerne de France. Les objectifs sont multiples : améliorer les taux de protéine, les rendements, la résistance aux maladies et la production de semences. Par ailleurs, le syndicat vante les mérites de la luzerne déshydratée dans l’alimentation des caprins, démontrés via une étude conduite avec l’Inrae. Plus en détail, après deux essais en 2022 et 2024, un nouvel essai a été réalisé en 2025, précise LCA Luzerne de France. Il en résulte une hausse de la production fromagère de 100 g/chèvre/jour, permettant un gain supplémentaire de 80 000 €/an pour un éleveur produisant à la ferme. Enfin, l’organisation a rappelé les résultats d’une étude également menée avec l’Inrae entre 2020 et 2025, et présenté lors du congrès mondial de la luzerne à Reims fin 2025, présentant les vertus de la luzerne en matière de décarbonation. D’après elle, la culture permettrait de stocker 6,7 tonnes de Co2eq par hectare et par an.
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