À l’occasion d’une conférence de presse le 2 février, le Modef a exprimé sa très profonde déception après les annonces faites la veille par le Premier ministre: «Je pensais, peut-être naïvement, que le message envoyé par les agriculteurs avait été entendu. Mais la satisfaction n’y est pas. Notre revendication demeure: un revenu décent et des prix agricoles soutenables», a expliqué son président Pierre Thomas. Le syndicat ne considère pas que la loi Egalim soit la réponse aux problèmes de rémunération des agriculteurs: il préconise toujours la mise en place de prix agricoles fixés et garantis par l’État «afin de se libérer de la pression du marché», ainsi que l’instauration du coefficient multiplicateur. «La rémunération de l’agriculteur ne doit pas être assurée par l’État, la valeur ajoutée doit être cherchée à l’amont (fournisseurs, équipementiers) et à l’aval (IAA, distribution)», a martelé Olivier Morin, secrétaire national. Le Modef entend continuer la mobilisation: «Les nombreux échanges ces jours-ci avec les consommateurs nous confortent dans l’idée que nous voulons tous un autre modèle agricole respectueux des hommes et de l’environnement . Des retours de bâton sont à attendre dans les prochaines semaines», a prophétisé Pierre Thomas, sans plus de précisions.
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