À Mayotte, la quasi-totalité du cheptel de volailles de chair et une partie des poules pondeuses ont été anéanties par le cyclone Chido, selon le décompte de l'association interprofessionnelle de Mayotte (AIM) chez ses adhérents, qui forment les filières agricoles formelles de l'île. Pour les œufs, le principal opérateur de l'île – qui représenterait 60% de la production du département – a perdu 30% du cheptel, réduit à 50 000 pondeuses. «L'une des urgences est de les maintenir en vie, pour qu'elles puissent se remettre à produire quand elles seront moins stressées», indique la secrétaire générale de l'AIM, Sophie Dupille. Quant aux volaille de chair, le cheptel évalué à 120 000 poules a été presque anéanti, réduit à 1500 poules. Tous les bâtiments d'élevage sont détruits. Le couvoir et l'usine d'aliments restent opérationnels, de même que l'abattoir qui a subi quelques dégâts. Le recensement est plus compliqué pour les bovins, souvent situés dans des zones sans moyens de communication. Il aurait subi de moindre pertes: «Le cheptel est toujours là», indique Sophie Dupille. En filières végétales, la production maraîchère et les bananiers sont anéantis; la dizaine de serres sont hors d'état de fonctionner. Seulement 10% des arbres fruitiers seraient encore debout (orangers, citronniers, manguiers caféiers...).
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