Dans un communiqué du 15 janvier, publié le jour de la clôture des négociations commerciales entre les PME-ETI et la grande distribution, l’Adepale exprime ses inquiétudes par rapport à «des demandes de baisses de prix déraisonnables et déconnectées des variations de coûts supportées par les entreprises». Selon l’association, qui représente des PME et ETI françaises, les discussions «se déroulent dans un climat extrêmement tendu». Les demandes tarifaires des fournisseurs «sont restées modérées», assure l’Adepale – «inférieures à 4,5% pour la très grande majorité» – et liées aux hausses de charges des entreprises. En face, la plupart des distributeurs sont arrivés avec «des demandes déflationnistes», indique le communiqué. Ce comportement démontre de la part des enseignes «une faible sensibilité à la sanctuarisation des matières premières agricoles», consacrée par la loi Egalim 2, estime l’Adepale. La FNSEA et les JA alertaient, dans un communiqué du 11 janvier, sur «de réelles remises en cause des dispositions des lois Egalim», qui conduiraient «à une nouvelle fragilisation des revenus des agriculteurs». Selon les syndicats, les distributeurs exercent une pression à la baisse qui «se concentre principalement sur le prix de la matière première agricole».
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