À quelques heures de la fin des négociations commerciales entre les grandes surfaces et leurs fournisseurs, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a dénoncé le 1er mars celles qui «essaient de contourner la loi» sans payer «la juste part» des agriculteurs. «Certains [distributeurs, NDLR] essaient de dire: "Je ne paie que 80% de la part des agriculteurs" et ça, ce n'est pas normal», a déploré la présidente du syndicat majoritaire sur Radio Classique. Les discussions qui s'achèvent avec les grandes surfaces, appelées par Emmanuel Macron à «participer à l'effort», ont été houleuses dans un contexte inflationniste et présagent de nouvelles hausses de prix. De leur côté, les grandes surfaces crient à l'absence de transparence et à des demandes de hausses exagérées. «Un certain nombre de distributeurs contestent l'augmentation des charges des industriels et des agriculteurs» qui a atteint, selon la présidente de la FNSEA, 18% sur un an en 2022. Sur RMC, le porte-parole de Lactalis Christophe Piednoël a expliqué de son côté: «Ce que nous demandons est plus élevé que les années précédentes parce que nous voulons répercuter dans nos prix les augmentations du prix du lait». «C'est un engagement, on a payé 25% de plus le prix du lait aux éleveurs, donc il faut que ça se répercute», selon M. Piednoël, qui a précisé demander une hausse entre 9% et 15% selon les produits.
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