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Néonicotinoïdes : les préconisations de l'Inrae pour les filières fragilisées

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Dans son rapport sur les alternatives chimiques et non chimiques existantes à l’usage des néonicotinoïdes, publié le 28 octobre, l’Inrae conclut que les filières betterave, pomme, cerise noisette et figue sont « fragilisées par le manque de solutions opérationnelles et disponibles » pour lutter contre certains ravageurs, mais « à des degrés divers » et pas dans « la même urgence temporelle ». « Sur la noisette, c’est vrai que c’est là que c’est le plus difficile, mais on a quand même des alternatives qui arrivent » a dit Philippe Mauguin, Pd.g de l’Inrae lors d’un brief à la presse. Concernant cette filière, les experts ont identifié une « surutilisation de pyréthrinoïdes » qui « n’est pas durable ». « Des solutions alternatives ont été identifiées mais elles ne sont pas à ce jour opérationnelles » pour lutter contre le balanin et la punaise diabolique, indiquent-ils. Concernant les pucerons et l’anthonome du pommier, ils estiment « indispensable de favoriser l’accès à un panel suffisant de produits et méthodes de biocontrôle » et d’adapter leur application « aux points stratégiques du cycle du puceron ». Ils préconisent aussi de sécuriser le cadre réglementaire des produits autorisés (de synthèse ou de biocontrôle) pour que les producteurs aient plus de « visibilité ». De manière générale, pour les différentes filières, ils recommandent de « systématiser » la prophylaxie et de construire « des itinéraires de protections » basés sur « des approches combinatoires » pour produire « des références fiables » pour les agriculteurs.