Après plus de deux ans et demi de retard et de multiples reports, la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc) a été publiée le 11 février. Prévue par la loi « Climat et résilience » de 2021, elle définit les orientations pour atteindre une alimentation « saine et durable » d’ici 2030. À savoir une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées. Le texte prévoit quatorze « actions phares », dont le renforcement des projets alimentaires territoriaux (PAT), l’encadrement réglementaire de la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance et les Ehpad ou encore le renforcement de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Plusieurs associations, dont le Réseau action climat (Rac), dénoncent toutefois un « triple renoncement » : l’absence de mesures contraignantes pour encadrer la publicité destinée aux mineurs pour des produits trop gras, trop salés, trop sucrés, l’absence d’un objectif de réduction de la consommation de la viande ou encore l’absence de mesures pour limiter les produits ultra-transformés.
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