Les achats d’œufs des ménages français se sont «envolés» en janvier et février 2023, avec une hausse de 5,9% des ventes en magasins en un an, a indiqué le CNPO (interprofession) lors d’une conférence de presse le 6 avril. «Au moment où on voit les dépenses alimentaires se réduire, l’œuf progresse en volume et en valeur», se félicite son délégué général Maxime Chaumet, attribuant ce succès à son statut de «produit anti-crise». Malgré l’inflation, «l’œuf reste la protéine animale la moins chère», affirme Yves-Marie Beaudet, éleveur dans les Côtes-d’Armor et président du CNPO. En grande distribution, un œuf est vendu en moyenne 28 ct€ début 2023 (+3 ct€ par rapport à 2022), avec une fourchette allant de 19 à 43 ct€ selon les modes de production. En 2022, les coûts de production ont connu une hausse «sans précédent» de 25% en un an, tirés notamment par l’alimentation animale. S’y est ajoutée l’épizootie d’influenza aviaire, qui a provoqué un effondrement de la production (-8% à 14,4 milliards d’œufs). Résultat: l’Hexagone, qui caracolait jusque-là en tête du podium européen, a partagé l’année dernière sa place de premier producteur avec l’Espagne et l’Allemagne.
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