Dans un rapport paru le 22 octobre, le ministère de l'Agriculture dresse un bilan de la première année de la programmation Pac 2023-2027, en calculant les évolutions des aides perçues par les exploitations françaises entre 2022 et 2023. Comme cela avait été promis par le principal artisan de la déclinaison française, Julien Denormandie, le paysage est relativement stable : 40% des exploitations ont un montant d'aide qui varie de moins de 5%, 27% voient leur aide baisser de plus de 5%. Les plus gagnants, avec une hausse d'environ 1500 euros, sont les exploitations fruitières, grâce à l'assurance récolte. Viennent ensuite les exploitations de maraîchage-horticulture (hausse de toutes les aides hors paiement vert), bovins lait et bovins mixte (hausse de l'aide couplée, paiement de base, assurance), avec une hausse de l'ordre de 1100 euros. Les élevages de porcins et volailles et pour les exploitations de polyculture-polyélevage enregistrent un mieux de 200 euros. Deux filières sont perdantes: l'élevage bovin (-800 euros en moyenne par exploitation) et les grandes cultures (-300 euros). Les élevages bovins sont touchés, comme attendu, par la baisse des aides couplées bovines, mais aussi par celle de l'écorégime par rapport au paiement vert. Les exploitations grandes cultures perdent surtout à cause de l'écorégime, que ne compense pas la hausse des paiements de base, des aides couplées ou de l'assurance récolte.
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