Dans une étude présentée au congrès de l'Association européenne des économistes agricoles à Rennes, début septembre, des chercheurs de l'Inrae affirment que la déclinaison française de la Pac «ne sera pas ambitieuse sur le plan environnemental». Et de viser en particulier les éco-régimes, qui «n'encouragent pas les agriculteurs à changer leurs pratiques agricoles». En effet, selon leurs simulations, effectuées sur un réseau de 4700 exploitations (hors viticulture, arboriculture, horticulture), 99,9% d'entre elles atteindraient au moins le niveau de base, et 84,9% le niveau supérieur. Les exploitations spécialisées dans l'élevage atteindraient plus facilement le niveau supérieur (91,4% pour l'élevage laitier, 98,9% pour l'élevage ovin/caprin, et 99,1% pour l'élevage bovin) que les fermes diversifiées, en polyculture ou en polyculture-élevage (79,6%) ou que les fermes spécialisées dans les cultures végétales (66,2% pour les grandes cultures, 69,5% pour les céréales et oléoprotéagineux). Les chercheurs ajoutent que le différentiel de 20 €/ha entre les niveaux de base et supérieur «apparait trop faible pour encourager les exploitations de céréales-oléoprotéagineux atteignant le niveau de base à changer leurs pratiques».
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