Selon le dernier bilan en date émanant lundi de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA), la mousson actuelle au Pakistan, avec les pluies les plus importantes en trois décennies, a fait au moins 1 136 morts depuis qu’elle a débuté en juin. Un tiers du Pakistan est actuellement «sous les eaux», a déclaré dans un entretien avec l’AFP la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman, évoquant une «crise aux proportions inimaginables». Les autorités tentent toujours d’atteindre des villages isolés situés dans des zones montagneuses septentrionales, craignant d'y voir s'alourdir le bilan. La NDMA a affirmé que plus de 80 000 hectares de terres cultivables avaient été ravagés et plus de 3 400 kilomètres de routes et 157 ponts emportés par les eaux. Près de Sukkur, dans le Sind, un barrage datant de l’époque coloniale situé sur l’Indus est vital pour empêcher que la catastrophe empire, mais les responsables se disent «confiants» en la capacité de l’ouvrage à tenir le choc. Alors que les prix des aliments de base montent en flèche et que des problèmes d’approvisionnement se font déjà sentir dans les provinces du Sind et du Pendjab, le gouvernement a décrété l’état d’urgence. Le Fonds monétaire international devait se réunir lundi à Washington pour donner son accord à la reprise d’un programme de prêts de six milliards de dollars, essentiel pour ce pays.
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