«Nous avons été entendus sur la nécessité d'un changement de méthode dans les décisions», se félicite Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à l’issue des annonces d’Élisabeth Borne sur les pesticides le 27 février. Comme elle le rappelle, le syndicat majoritaire avait poussé auprès de l’Élysée et de Matignon lors de différents rendez-vous pour «une planification pluriannuelle des alternatives», très proche du «plan de développement des alternatives» envisagées par la ministre. En plus de points réguliers sur ce chantier au ministère, ou du renforcement du conseil évoqué publiquement, la Première ministre envisagerait par ailleurs «une modification par la loi» afin de redonner «au politique» du pouvoir sur les autorisations de produits. «Le ministère de l’Agriculture devrait avoir un droit de regard sur les décisions de l’Anses», prévoit Christiane Lambert. «Tout cela ne doit pas rester au stade des discours et nous mettrons le pied dans la porte pour éviter qu’elle se referme», promet-elle. La présidente de la FNSEA a écorné au passage la proposition du Parlement européen d'une réduction de 80% des pesticides par rapport à 2018-2020 comme «une absurdité».
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