Alors que Christiane Lambert a évoqué devant la presse la possibilité de transférer à nouveau les décisions d’autorisation des pesticides au niveau politique, l’Anses rappelle que ses évaluations sont avant tout «factuelles». «Proposer ce transfert suggère que nous serions excessifs dans nos interdictions. Mais nous sommes juste factuels, en nous basant à la fois sur les méthodes et la réglementation européennes», souligne Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée du pôle Produits réglementés au sein de l’agence. Elle souligne au passage que «le règlement européen offre peu voire pas de latitude». «Une fois qu’une non-conformité ou un risque sont identifiés, il n’est pas prévu de tenir compte d’une impasse, sauf en cas de pression particulière», rappelle-t-elle. Et si la décision revenait au ministère de l’Agriculture, «pourquoi les décisions ne seraient-elles pas les mêmes sur la base des mêmes évaluations, et quel dirigeant accepterait d’engager sa responsabilité pénale?», s’interroge-t-elle. Plus largement, l’efficacité du transfert des décisions du ministère vers l’agence doit selon elle «se baser sur d’autres critères qu’un dossier sur lequel des impasses sont identifiées», comme le S-métolachlore. «Le ministère avait des difficultés à traiter tous les dossiers, mais nous avons réussi depuis 2015 à apurer toutes les demandes en attente», souligne-t-elle.
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