L'ONG CCFD-Terre Solidaire et l'institut Veblen ont annoncé le 13 novembre avoir saisi le Conseil d'État pour faire cesser l'exportation, depuis la France, de pesticides interdits dans l'Union européenne. La loi Egalim de 2018 interdit en effet «la production, le stockage et la circulation de produits phytopharmaceutiques» (herbicides, fongicides, insecticides, acaricides...) «contenant des substances actives non approuvées» dans l'UE. Mais l'exportation des substances actives elles-mêmes n'est pas interdite, comme l'avaient déjà souligné l'ONG suisse Public Eye et l'émission «Vert de rage», diffusée sur France 5. «La France continue de produire et d'exporter des substances actives dangereuses, interdites d'usage sur son propre territoire en raison de leur toxicité pour la santé et l'environnement», soulignent le 13 novembre les deux organismes dans un communiqué commun. Pour élargir l'interdiction aux substances actives, CCFD-Terre Solidaire et l'institut Veblen, un think tank qui réfléchit à la transition écologique, veulent faire annuler et réécrire une circulaire de 2019 qui «précise les conditions d'application» de la loi. Ils ont saisi le Conseil d'État le 7 août et déposé le 4 novembre le mémoire final, indiquent-ils. La circulaire confirme que «la mesure d'interdiction porte uniquement» sur les produits phytopharmaceutiques et ne concerne pas «l'activité de synthèse de substances actives».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…