Pour diminuer l’exposition aux pesticides, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) estime « qu’il est indispensable de diriger les efforts prioritairement sur la protection de la ressource en eau » a exposé Hélène Arambourou, adjointe au directeur du département Environnement, lors d’un brief à la presse le 28 octobre sur le récent rapport visant à améliorer les politiques de santé environnementale (voir plus haut). Ainsi, le HCSP propose « d’interdire progressivement l’usage des pesticides dans les aires d’alimentation des captages (ACC) et [de] mettre en place concomitamment des paiements pour services environnementaux (PSE) ». Le HCSP a tenté d’estimer le coût de cette mesure. « On a évalué le coût de la mise en place de PSE à destination des agriculteurs à un peu plus d’un milliard d’euros par an, qui devraient être dépensés de façon à soutenir le monde agricole dans ces changements, en particulier dans les changements sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable », a précisé Hélène Arambourou. D’autre part, le HCSP recommande d’augmenter « progressivement » la redevance pour pollutions diffuses (RPD) « selon le principe pollueur-payeur ». « Il faut savoir qu’actuellement 70% des redevances qui touchent à l’eau sont payées par les ménages, donc le monde agricole et industriel contribuent dans une moindre mesure. Nous disons qu’il faut envisager un rééquilibrage », a-t-elle étayé.
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