Le président de l’association Phyto-Victimes Antoine Lambert déplore le «parcours du combattant» des victimes de pesticides malgré la création, en 2020, du fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) censé faciliter leurs démarches. Dans un communiqué le 24 mars, il explique que sa propre demande de reconnaissance de cancer du sang au FIVP, en 2021, a été déboutée par plusieurs instances bien que respectant «toutes les conditions prévues» par un tableau de maladie professionnelle. Finalement, le FIVP a fini par lui donner raison «après un an et demi» de procédures, au lieu des quatre mois prévu par le fonctionnement du fonds. «Il est totalement inadmissible de laisser les assurés aller devant les tribunaux alors qu’ils devraient bénéficier de la présomption d’imputabilité du tableau de maladie professionnelle», s’indigne Antoine Lambert, se faisant le porte-parole de toutes les victimes «dans la même situation» que lui, mais «isolées et sans avocat». Le président de Phyto-Victimes dénonce aussi l’absence de «délai maximum» entre l’envoi du certificat de consolidation et la convocation par la caisse de sécurité sociale, ce qui aboutit à une longue attente pour être indemnisé par le FIVP.
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