Des produits phytopharmaceutiques non autorisés « circulent toujours » sur le sol français, dû à des importations illégales ou à la présence de stocks, observe l’Anses dans son dernier bulletin des vigilances sanitaires. Ce constat résulte d’une analyse des expositions et intoxications enregistrées par les centres antipoison sur la période 2017-2022, liées aux substances actives qui ne sont pas ou plus autorisées dans l’UE depuis parfois plus de vingt ans. « Les principaux produits en cause étaient des insecticides (60 %), des herbicides (19 %) et des taupicides (5 %) », indique l’Anses. Parmi les 64 substances actives non approuvées, identifiées dans les 599 dossiers examinés, le dichlorvos (insecticide, acaricide) est la matière active « la plus fréquemment incriminée ». Cela est dû principalement au « détournement d’usage » du Sniper 100, importé illégalement d’Afrique et utilisé en France contre les punaises de lit et cafards. Suivent l’aldicarbe, notamment dans les Hauts-de-France ; la strychnine en Auvergne-Rhône-Alpes ; et le paraquat en Outre-mer. Les trois quarts des expositions étaient accidentelles, et le quart restant relevait de comportements suicidaires.
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