Très exposés au travers de leurs stations de conditionnement, les producteurs de poires et de pommes de l'ANPP (association spécialisée de la FNSEA) alertent, dans un communiqué paru le 29 août, sur les risques encourus par la filière face à l'explosion des prix de l'électricité, qui dépassaient cette semaine les 1000 € le MWh, contre 85 € il y a un an. Selon l'ANPP, un tiers des stations de conditionnement doivent renouveler leur contrat d'achat d'électricité d'ici le 31 décembre. Dans les conditions actuelles, la facture d'électricité d'une station passerait de 270 000 euros à plus de 4 millions d'euros, selon les calculs des producteurs, qui rappellent que «les résultats économiques annuels de ces stations fruitières ne dépassent pas 300 000 euros par an». Signer des contrats à ces prix reviendrait «tout simplement à déposer le bilan», résume l'ANPP. L'association tire la sonnette d'alarme: les producteurs «et leurs milliers de salariés» se sentent «piégés», placés «dans une grande détresse psychologique avec le sentiment d'être abandonnés par l'Etat». Elle demande la mise en place d'un «prix accessible».
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