Dans un communiqué diffusé le 17 février, la Fict (industrie charcutière) constate que certains distributeurs exigent, dans les négociations en cours, des baisses importantes de tarifs. Alors que les prix du porc vif sont conjoncturellement bas, elle dénonce en particulier la mauvaise prise en compte des coûts de transformation ainsi que ceux des pièces de volaille. Les coûts autres que les achats de matières premières (47% selon la Fict) comportent en premier lieu les salaires, qui ont augmenté de 15,3 % depuis 2021, et les emballages, qui se sont renchéris de 15 à 19 % selon les matériaux. Quant à la charcuterie de volaille, « il n’existe pas d’indicateur de pièces de volailles permettant de répercuter dans les contrats [en vertu d’Egalim] la forte inflation des coûts d’achat », soulève la Fict dans son communiqué; une non prise en compte responsable de 30 millions d’euros de perte pour les entreprises de charcuterie transformant e la volaille, selon le communiqué. Les industriels de la charcuterie, qui se targuent d’offrir à la GMS 80% de charcuteries issues de porcs français, alertent que les importations de charcuteries constituent la principale porte d’entrée en France de matière première étrangère.
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