L’Anses a diffusé par communiqué le 9 septembre le résumé d’une étude publiée dans Poultry Science montrant que des poulets disposant d’un « jardin d’hiver » sont en meilleure santé et ont d’aussi bonnes performances zootechniques que s’ils restent enfermés dans un bâtiment « enrichi » (lumière naturelle, ballots de luzerne) à une faible densité (26 kg/m2). Elle a mesuré une activité accrue, se traduisant par « la réduction marquée des brûlures du tarse », mais pas de différence de poids, de consommation d’aliment et d’eau ou de mortalité. Si ces résultats expérimentaux sont à démontrer sur le terrain, Frédérique Mocz, principale autrice de l’étude (laboratoire de Ploufragan-Plouzané-Niort de l’Anses), considère qu’un tel espace attenant au bâtiment représente un « investissement important » pour l’éleveur. Les jardins d’hiver permettent toutefois aux poulets d’« exprimer davantage de comportements naturels et en préservant leur santé, sans diminuer la productivité ». Cette étude a été réalisée de 2021 à 2024 dans le cadre du projet Cocorico (« Co-design compétitivité recherche innovation Consommateurs - co-construire ») pour « un système d’élevage de poulets conciliant prix et attentes sociétales », coordonné par l’Itavi (institut de l’aviculture).
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