Après avoir révélé que 13% des substances actives de pesticides autorisées en France sont des per- et polyfluoroalkylés (PFAS) – autrement dit des «polluants éternels» (voir ci-dessus), l’ONG Générations futures demande d’inclure ces substances dans le champ de la révision du règlement européen REACH, qui concerne essentiellement les rejets industriels. En conférence de presse le 9 novembre, l’association a affirmé que le règlement européen spécifique aux pesticides (1107/2009) ne permet pas de «gérer» et «limiter» les risques des pesticides PFAS en raison de plusieurs «failles». Contrairement à REACH, «la persistance et l’extrême persistance [dans l’environnement] n’est pas un critère d’exclusion dans la règlementation sur les pesticides», a déploré la toxicologue de l’association Pauline Cervan. Générations futures pointe aussi une «mauvaise» évaluation des métabolites et des propriétés de perturbation endocrinienne des substances actives, l’absence d’évaluation des effets cocktails, ainsi que la prolongation d’autorisation sur le marché de substances qui répondent à des critères d’exclusion comme «le flurochloridone».
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