Réagissant à la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, la Coopération agricole appelle, dans un communiqué du 16 octobre, à intégrer un «échelonnement dans le temps» et une «modulation» de la réforme des redevances eau, qui engendre de fortes hausses chez les industriels de l'agroalimentaire. Pour rappel, les redevances eau ont fait l’objet d’une révision dans le cadre de la loi de finances pour 2024, avec trois nouvelles redevances : consommation d’eau potable ; performance des réseaux d’eau potable ; redevance de performance des systèmes d’assainissement collectif. Et cette réforme a provoqué des hausses plus fortes qu'attendu, « +120 %, +150%, parfois même 400 %», indique-t-on chez La Coopération agricole. D’où l’annonce d'un « bouclier tarifaire », faite par Matignon en début d'année, pour les grands industriels de l'agroalimentaire. Le dispositif devait permettre de plafonner les montants de redevances, avec un effet dégressif sur trois ans. Mais d'une part, les simulations délivrées en juillet par l'administration concernaient peu d'entreprises, regrette-t-on chez la Coopération agricole. Et surtout cette annonce n'a jamais vu le jour, faute de projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2025, et il n'apparait pas dans le PLF pour 2026, rapporte la fédération.
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