Dans un communiqué du 25 octobre, la chambre d’agriculture de la Charente* rapporte la dégradation d’une réserve d’eau de substitution par lacération de la bâche dans le village de Tusson (Charente), survenue «ces derniers jours». «Cette réserve (…) est intégrée au territoire depuis treize ans et sécurisait les cultures et les élevages de six exploitations», soutient le communiqué. Et de s’interroger sur la raison qu’il y aurait à «priver d’accès à l’eau une agricultrice récemment installée en agriculture biologique» ou encore «un jeune agriculteur, qui développe des plantations d’asperges, de pomme de terre et autres légumes vendus dans le département». Selon le quotidien régional Charente Libre (article payant), une plainte a été déposée par l’association syndicale autorisée (ASA) de l’Aume-Couture, gestionnaire de cette réserve. La préfète de la Charente a, quant à elle, condamné «avec la plus grande fermeté cet acte de malveillance». Même ton du côté d'Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et du Comité de bassin, pour qui ces «gestes de destruction» ne font que «fragiliser des agriculteurs qui ont besoin de cette retenue pour maintenir leurs activités». La chambre d’agriculture de la Charente appelle l’État à «mobiliser tous les moyens nécessaires pour retrouver et condamner les auteurs».
*Aux côtés de la FNSEA, des JA, de l’Association des irrigants de Poitou-Charentes (Aquanide 16) et de l’ASA de l’Aume-Couture
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