Des associations écologistes ont intenté une action en justice «afin d'engager la responsabilité pour faute de l'État» pour ne pas avoir empêché la construction du «lac de Caussade» puis l'exploitation, pourtant jugée illégale, de cette retenue d'eau agricole en Lot-et-Garonne. Dans cette requête, déposée le 3 février devant le tribunal administratif de Bordeaux, France nature environnement et ses fédérations Sepanso et Sepanlog réclament la réparation de leur préjudice moral, ainsi que celle du préjudice écologique. «Depuis la construction illégale du barrage de Caussade en 2018, l'État refuse de prendre ses responsabilités et de faire appliquer ses propres décisions. Du préfet aux différents ministères concernés (...), l'État affiche une attitude fuyante qui profite pleinement aux agriculteurs délinquants», estiment les associations dans un communiqué le 9 février. Situé près de Villeneuve-sur-Lot, ce lac artificiel de 20 ha présente une capacité de stockage de 920 000 m3 d'eau destinés à l'irrigation pour quelques dizaines d'agriculteurs qui disent jouer la survie de leurs exploitations menacées par les sécheresses récurrentes. «L'État aurait dû mettre en œuvre ses pouvoirs de police pour faire cesser les travaux, qui se sont déroulés sans obstacles, et faire cesser l'exploitation», précise à l'AFP Me Alice Terrasse, avocate des opposants au lac.
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