Dans un article paru dans la revue Nature Food le 15 août, une équipe internationale de chercheurs a affiné les connaissances scientifiques des conséquences qu'aurait une guerre nucléaire sur la sécurité alimentaire mondiale. Dans le pire des six scénarios étudiés (une guerre nucléaire impliquant la plupart des grandes puissances militaires mondiales et provoquant le largage de 4400 bombes), les famines provoqueraient la disparition de plus de 5 milliards d’habitants (75 % de la population mondiale), soit 15 fois plus que les morts dues aux bombardements. Le scénario le moins pessimiste – une guerre entre l’Inde et le Pakistan, 100 bombes larguées – se traduirait par 255 millions de morts liées à la famine, 27 millions de morts directement liées aux explosions. Ces famines seraient provoquées par les dérèglements climatiques induits par les nuages de suie produits par les explosions. Dans le pire des scénarios, la température moyenne chuterait d’environ 15°C en deux ans et les précipitations diminueraient de 68 % pendant les six premières années. Cela conduirait à une chute de 90 % de la quantité moyenne de calories alimentaires (-7 % pour le moins pire des scénarios). Dans tous les scénarios, c’est l’ensemble de l’agriculture mondiale qui est touché, pas seulement certaines zones géographiques.
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