Les représentants des États membres (Coreper) devaient se prononcer le 1er octobre sur la révision de l'accord d'association UE-Maroc pour la pêche et les produits agricoles, serpent de mer des relations entre les parties. La Cour de justice de l’UE avait confirmé, le 4 octobre 2024, l’annulation de cet accord en raison du non-respect du consentement du peuple du Sahara occidental. Elle avait toutefois maintenu les mesures de libéralisation pour les produits agricoles pour une durée de 12 mois (jusqu’au 4 octobre 2025), le temps de trouver une solution. Selon l'ONG Western Sahara Resource Watch, les négociateurs européens et marocains se sont rencontrés du 10 au 15 septembre afin de déterminer les changements à apporter. Concrètement, cette version révisée de l’accord inclurait un nouveau mécanisme d’étiquetage pour les fruits et légumes en provenance du Sahara occidental tout en laissant aux autorités douanières marocaines le soin de délivrer des certificats de conformité. Mais pour les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), cela risque de créer « un dangereux précédent ». En présentant « en pratique » ces produits comme marocains, « cela induirait les consommateurs en erreur et créerait une concurrence déloyale pour les producteurs européens », estime le principal lobby agricole de l’UE.
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