Le gouvernement espagnol a annoncé que la semaine de travail allait passer de de 40 à 37,5 heures, dans l’attente du vote des Cortes (Parlement) sur le sujet, pour lequel il n’est pas assuré d’avoir la majorité, après plus d’un an de tractations souvent difficiles, rapporte l’AFP le 4 février. «La réduction de la journée de travail va améliorer la productivité dans notre pays. Cela ne sert à rien de passer des heures et des heures au travail, il s'agit d'être efficaces», a commenté la ministre du Travail Yolanda Diaz, figure du parti d'extrême gauche Sumar. Le texte adopté mardi résulte d'un accord signé le 20 décembre avec les deux principaux syndicats de salariés, UGT et CCOO, mais sans les organisations patronales, qui avaient décidé mi-novembre de quitter la table des négociations. Ces dernières s'inquiètent de l'impact de la réforme sur la compétitivité espagnole. Elles estiment que tous les secteurs d'activité ne sont pas logés à la même enseigne et qu'une baisse généralisée du temps de travail pourrait fragiliser certaines entreprises.
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