Lors de sa 92e session générale, du 25 au 29 mai à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) mettra l’accent sur la vaccination dans un contexte de développement accru des maladies animales. Il s’agit de « l’un des instruments les plus importants de note boîte à outils », avec la biosécurité, la prévention et la surveillance, estime la portugaise Susana Pombo, présidente du conseil de l’Omsa. Ce thème sera abordé lors d’un forum à haut niveau et dans une résolution votée à l’issue de la session. L’organisation internationale y consacre aussi une large part de son premier rapport mondial sur la santé animale, où elle met en avant des pays ayant misé sur les stratégies vaccinales : la France contre l’influenza aviaire, le Royaume-Uni contre la tuberculose bovine, ou encore la Turquie contre la fièvre aphteuse. Outre son intérêt économique, « la généralisation de la vaccination du bétail permettrait de réduire les risques de résistance antimicrobienne ». Dans son rapport, l’organisation pointe la forte extension, en 2024, des maladies animales « dans des zones auparavant épargnées » ; près de la moitié de ces affections « présentent un potentiel zoonotique ». En particulière, les cas d’influenza aviaire chez les mammifères « ont plus que doublé en 2024 par rapport à 2023, augmentant le risque de transmission aux humains ».
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