Lors d'une conférence de presse le 22 août, le ministre de l'Agriculture a dressé un premier état des lieux des dégâts de la sécheresse sur la ferme France, rappelant des chiffres déjà connus en grandes cultures et prairies (voir notre article), et soulignant qu'il était encore trop tôt pour évaluer d'éventuels phénomènes de décapitalisation du cheptel bovin. «A date, nous n'avons pas d'éléments sur la décapitalisation, plutôt des inquiétudes. Le risque est devant nous», a répondu Marc Fesneau, interrogé sur le sujet. En cas de sécheresse estivale, ce type de phénomène, du aux manques de trésorerie et de fourrage, s'observe généralement plus tard dans l'année, a-t-il rappelé. De même, le ministre s'est dit attentif à un risque de perte de fond sur certaines productions de fruits rouges, comme le cassis ou la framboise. Enfin des estimations sont encore attendues pour deux cultures de printemps: en pomme de terre, où de premiers chiffres doivent être publiés dans les prochains jours, qui s'annoncent très mauvais, selon les professionnels. Quant à la culture de betterave, les premiers bilans ne sont pas attendus avant mi-septembre.
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