Lors d’une conférence de presse le 12 octobre, la porte-parole de la Confédération paysanne Laurence Marandola a dénoncé un «dévoiement de la définition de la souveraineté alimentaire» dans le cadre de l'élaboration du projet de loi d’orientation agricole (LOA). D’après elle, l'avant projet de texte prévoit de définir, en préambule du Code rural, cette notion comme étant «la capacité de la France à assurer son approvisionnement alimentaire dans le cadre du marché intérieur de l’Union européenne et de ses engagements internationaux». Une définition d’une «souveraineté inféodée aux marchés», qui peut être utilisée pour «promouvoir les accords de libre-échange». La Conf’ défend la définition des Nations unies dans la Déclaration des droits des paysans de 2018: «le droit des peuples de définir leurs systèmes alimentaires et agricoles et le droit à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes écologiques et durables respectueuses des droits de l’homme». Une définition inspirée du concept formalisé par la Via Campesina en 1996. Outre des amendements dans le cadre de la LOA, la Conf’ lance une campagne sur ce sujet, qui démarrera le 14 octobre avec une séquence sur les énergies renouvelables (mobilisation contre le «méthaniseur XXL» de Corcoué-sur-Lorgne, en Loire-Atlantique).
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