Réagissant à l'information de nos confrères de Contexte selon laquelle l'un des deux directeurs de cabinet adjoints du Premier ministre serait «très allant» sur les hausses de taxes comportementales, notamment la taxe soda, l'Ania (industrie agroalimentaire) a publié un communiqué, le 23 octobre, pour demander au gouvernement de «protéger l’agroalimentaire de toutes taxes supplémentaires». Dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), le rapporteur général a notamment déposé un amendement visant à «renchérir le coût des boissons très sucrées pour le consommateur et à le désinciter à les acheter et à encourager les producteurs». L'Ania conteste la «vocation de santé publique» de cette mesure et rappelle les difficultés récentes du secteur (Covid, guerre en Ukraine, guerre des prix). Dans un rapport publié au printemps, l'Anses a observé une diminution des teneurs moyennes pondérées de sucres de 7% entre 2013 et 2019 dans les boissons sans alcool. L'agence estime que cette baisse peut être due à la taxe soda en place depuis 2012, même si l'hypothèse restait à confirmer par «des analyses complémentaires plus causales que ce qui peut être fait dans cette étude descriptive». En juin, le député Modem du Rhône Cyrille Isaac-Sibille avait déposé une proposition de loi visant à augmenter la taxe soda et l'étendre aux sucres ajoutés dans les produits ultra-transformés.
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