L’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) dévoile, le 19 octobre, une étude montrant que les aliments pour les très jeunes enfants sont souvent «trop sucrés» et «contiennent des arômes et des additifs». Elle dénonce «une réglementation qui ne va pas assez loin» sur ce sujet. L’association de défense des consommateurs a réalisé des relevés sur 200 produits dans «neuf enseignes de la grande distribution». Les résultats montrent que «30% des références contiennent des ingrédients sucrants», comme du sucre, du miel ou du chocolat. Dans le détail, «85% des produits laitiers étudiés contiennent des ingrédients sucrants», et «77% des snacks sucrés ou salés contiennent divers ingrédients sucrants». L’association observe que «six références rencontrées ne contiennent pas d’ingrédients sucrants». «C’est donc possible», conclut-elle. Pour CLCV, «ces constats montrent que la réglementation européenne n'est pas assez stricte pour les industriels et devrait être mise à jour». Elle «doit fixer des teneurs maximales en sucres, matières grasses et sel, en se basant sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé», estime l'association, qui demande en outre «aux industriels d'améliorer la qualité de l'offre de produits alimentaires infantiles».
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