Fin octobre, le gouvernement marocain a annoncé, pour la toute première fois, qu’il subventionnerait financièrement la production de tomates à hauteur de 50 à 70% de sa valeur. Concrètement, la filière sera gratifiée d’un soutien compris entre 3600 euros et 6300 €/ha. Par ailleurs, les entreprises bénéficieront d’une subvention pour les engrais azotés de 200 M€ et de la mobilisation de 600 000 tonnes d’engrais phosphatés. La filière tomate souffre de l’évolution du climat: cette année, le pays a connu sa cinquième année de sécheresse consécutive. L’irrégularité des précipitations a eu un grand effet sur la performance du secteur agricole du royaume chérifien (85% de la consommation directe d’eau dans le pays). Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie indiquait que la baisse de la moyenne annuelle des précipitations devrait atteindre les 20% entre 2036 et 2060, entraînant des périodes de sécheresse de plus en plus intenses, particulièrement au centre et au sud du pays, ce qui concernerait la production. La tomate marocaine est un moteur de l’exportation agricole du pays (716 700 t pour la campagne 2022/2023), qui profite de la baisse de la production européenne, comme le souligne notre dossier dans l'Agra Presse hebdo.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…