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Tomates marocaines : besoin de réévaluer leur prix d’entrée en UE (rapport)

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Dans un contexte d'augmentation des importations de tomates marocaines, «débordant» régulièrement sur la période de production hexagonale, et provoquant la colère des producteurs, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) préconise, dans un rapport publié le 3 février, une modification du mécanisme du prix d’entrée de l’Union européenne qui régit les importation de tomates marocaines, pour intégrer la montée en gamme de ces flux, notamment vers les tomates cerises. «Le mécanisme du prix d’entrée n’a pas évolué de façon parallèle à la valeur forfaitaire à l’importation et ne prend pas en compte les variétés de tomates à plus forte valeur qui ont conquis les marchés. (Il) ne permet plus de répondre totalement aux objectifs qui étaient les siens lors de la négociation de l’accord» entre l’Union européenne et le Maroc», expliquent les auteurs. Ils ajoutent que l’entrée en vigueur d’un nouveau code douanier en janvier 2025 pour les tomates fraîches de calibre inférieur à 47 mm «n’a pas été pas associé à une nouvelle valeur forfaitaire à l’importation ni à un nouveau prix d’entrée» et donc «ne résoudra pas le problème des importations marocaines qui entrent à 100% sans paiement de droits spécifiques car leur valeur dépasse le prix d’entrée». Seule solution de court terme: engager un «dialogue constructif entre filières professionnelles françaises et marocaines» autour des pics de production français.