Alors que la Commission européenne a publié sa proposition le 8 octobre et qu’un premier débat est prévu le 3 novembre en commission du Commerce international du Parlement européen, les parties prenantes ne sont toujours pas convaincues par les mesures de sauvegarde renforcées pour l’agriculture au sein de l’accord UE/Mercosur. Dans une analyse juridique publiée le 22 octobre et commandée par l’ONG Climate Action Network (CAN) Europe, le cabinet Baldon Avocats pointe « l’utilité limitée » de la proposition de Bruxelles. Les auteurs estiment que le mécanisme, « très exigeant, manque de sécurité juridique et ne répond pas de manière adéquate aux préoccupations du secteur agricole ». Un constat partagé par la Coordination européenne Via Campesina. Dans un communiqué du 24 octobre, l’organisation agricole avance que ces clauses de sauvegarde « sont conçues pour ne jamais être activées » ajoutant qu’« elles ne reflètent ni la diversité de l'agriculture européenne ni les effets réels et localisés de l'augmentation des importations ». Via Campesina organisera le 24 novembre une manifestation à Bruxelles contre l’accord commercial.
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