«On déplore que seulement un vaccin [contre l’influenza aviaire] ait été choisi, on estimait plus sécurisant qu’il y ait deux fournisseurs», déclare Yann Nédélec, directeur d’Anvol (interprofession des volailles de chair), à Agra Presse le 18 juillet. Quelques jours plus tôt, le ministère de l’Agriculture a indiqué avoir retenu l’allemand Boehringer à l’issue d’un appel d’offres portant sur 80 millions de doses afin de vacciner les canards cet automne. Avaient également postulé le français Ceva Santé animale et Zoetis France, filiale hexagonale du groupe américain Zoetis (n°1 mondial). «Non seulement on écarte un fabricant français, mais le fait que l’appel d’offres soit remporté par un seul laboratoire est peu sécurisant pour les éleveurs», abonde Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog (interprofession du foie gras), auprès du quotidien Sud-Ouest (article payant). «Si celui qui a été choisi a une défaillance, notre filière va mourir.» L’argument du ministère: le vaccin de Boehringer est autorisé pour tous les canards, quand celui de Ceva se limite aux canards mulards (élevés pour leur foie gras), excluant les canards à rôtir (Pékin et Barbarie). Mais, comme le rappelle Yann Nédélec, le vaccin français permet «d’administrer une première dose (sur deux, NDLR) à un jour au couvoir», atténuant le «défi logistique majeur» de la vaccination.
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