Trois arrêtés de fermeture d'hébergements collectifs de travailleurs saisonniers jugés «indignes» ont été pris par la préfecture de la Marne en 2023, indique l’AFP. Il s’agit d’un sujet cuisant pour la filière champagne, ébranlée par la fermeture de tels hébergements et la mort de quatre vendangeurs l'an dernier. Le 20 juin dernier, le Comité Champagne avait d’ailleurs présenté un important plan d’action : plateforme de sécurisation des relations entre donneurs d’ordre et prestataires de services, référentiel de bonnes pratiques, cellule de suivi… L’AFP rapporte les contrôles menés par les salariés d’une maison contrôlant leur prestataire chargé d'organiser la cueillette et la présence de la CGT, sillonnant les communes de l’appellation et distribuant un tract, disponible en huit langues (polonais, bulgare, russe, ukrainien, espagnol, italien, roumain, français) aux saisonniers. Le document rappelle leurs droits ( salaire horaire minimum, nombre maximum d'heures de travail, pauses obligatoires...). La préfecture de la Marne a quant à elle mobilisé 22 inspecteurs du travail et 84 gendarmes pour cette campagne. En 2023, à la suite de la fermeture de trois hébergements collectifs de vendangeurs jugés « insalubres » et « indignes », deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Châlons-en-Champagne pour «traite d'êtres humains». Une société de prestation de services et sa gérante comparaitront le 26 mars 2025. La seconde enquête est toujours en cours.
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