Relayant, le 2 août, les enquêtes de deux autres ONG*, l’association de protection animale Welfarm dénonce des «maltraitances» sur des chevaux dont la viande est destinée à l’exportation vers la France. La première porte sur l’abattoir Clay, en Uruguay, où les militants ont observé de «nombreuses maltraitances» lors du regroupement des animaux: «manque d’eau et de nourriture», «boiteries, blessures, plaies ouvertes non soignées», «chevaux émaciés, frappés, parfois très violemment». Autant de faits «cachés lors des audits des inspecteurs européens, dont les visites sont toujours annoncées à l’avance». Welfarm souligne que l’abattoir Clay appartient au groupe français Harinordoquy, qui «contrôle la totalité de la filière», de l’importation (P. Harinordoquy & fils) à la commercialisation (SNVC). Par ailleurs, au Canada, dans le parc d’engraissement de l’abattoir Bouvry (distribué en Europe par la SA Equus), les ONG dénoncent un «manque de soins vétérinaires», des «enclos boueux et partiellement inondés au printemps», ou encore des «chevaux morts laissés dans les enclos». Welfarm réitère sa demande «d’interdire les importations de viande chevaline en provenance d’États qui ne respectent pas des normes élevées de protection animale». D’après l’ONG, la France a importé en 2021 plus de 7000 t de viande de cheval, pour 47,5 M$.
* Animal Welfare Fondation et Animals’ Angels USA
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