«La question n’est pas tant de savoir si (la viande in vitro, ndlr) doit être autorisée ou non en France. Elle est plutôt de savoir si — un peu à la manière des OGM — nous essayons d’avoir une petite part dans la compétition mondiale ou si nous laissons les autres faire à notre place et arriver sur le marché sans que nous ne maitrisions la technologie», a déclaré le sénateur LR de la Haute-Saône, Olivier Rietmann, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la viande in vitro, le 8 février, dans le cadre d’auditions en commission des Affaires économiques. Dans son intervention, il a d’abord souligné que la France faisait partie du marché unique européen et que, par conséquent, l’autorisation de mise sur le marché «sera donnée au niveau européen et non français». Tout en mettant en avant ses réserves sur ces produits, le sénateur rappelle l’avance prise par les États-Unis, Israël et les Pays-Bas dans le développement des techniques de production de viande in vitro. En introduction des auditions, la présidente de la Coméco, la sénatrice Sophie Primas, a indiqué qu’aucune demande d’autorisation de mise sur le marché n’avait été faite auprès de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), mais que «la première pourrait être déposée cette année».
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