Auditionnés par les sénateurs de la commission des Affaires économiques, le 8 février, dans le cadre de la mission d'information parlementaire sur la viande in vitro, les représentants des start-up françaises Gourmey et Vital Meat ont joué la carte de la «complémentarité» entre la viande et les produits de l'agriculture cellulaire. «Notre enjeu n’est pas de reproduire à l’identique la viande conventionnelle», a déclaré le fondateur et directeur général de Vital Meat, Etienne Duthoit. Même si la filiale du groupe Grimaud (volaille) développe un ingrédient ayant «le même goût et les mêmes apports nutritionnels» que la viande de poulet, celui-ci devrait être réservé aux «produits élaborés». De son côté, le cofondateur et président de Gourmey (foie gras in vitro), Nicolas Morin-Forest, a mis en avant la possibilité «d’intégrer les filières agricoles pour la fourniture du milieu de culture, qui est l’alimentation des cellules», notamment en recyclant des «matériaux agricoles non utilisés» sur un principe d’économie circulaire. «La méthode de production (de viande in vitro, ndlr) consiste à alimenter les cellules avec des nutriments identiques aux nutriments consommés par les animaux, sous une autre forme», a-t-il expliqué.
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